Le AH22 présente un dessin symétrique dominé par des nervures circonférentielles, sans chevrons ni blocs indépendants. Les quatre rainures droites concentrent les creux dans l’axe longitudinal, tandis que les découpes transversales restent petites et peu nombreuses. Il en résulte une empreinte comprenant beaucoup de gomme continue et relativement peu d’arêtes orientées transversalement.
Les épaules fermées constituent les zones les plus compactes de la sculpture. Leur continuité limite les micro-mouvements entre éléments voisins lors des appuis latéraux et réduit le pompage d’air associé aux blocs d’épaule ouverts. En contrepartie, cette forte proportion de gomme et l’absence de larges sorties transversales rendent les bords moins aptes à mordre un sol meuble ou une neige tassée. Ces épaules compactes peuvent aussi accumuler davantage de chaleur lors d’enchaînements prolongés de virages sous forte charge.
Sur les nervures intermédiaires, les petites entailles transversales créent quelques arêtes supplémentaires pour les phases de freinage sans transformer les bandes en pavés mobiles. Leur répétition régulière peut toutefois produire une excitation acoustique plus marquée à certaines vitesses si les pas successifs sont proches. Sous un freinage appuyé, les portions délimitées par ces entailles offrent également un peu moins de fermeté qu’une nervure totalement lisse.
La faible densité de lamelles privilégie la continuité de la surface de contact. Cette géométrie limite les mouvements internes et les pertes thermiques propres aux éléments très découpés. Elle apporte cependant peu d’arêtes capables de s’ancrer dans la neige, la boue superficielle ou un revêtement très contaminé. Enfin, les rainures droites aux bords parallèles peuvent retenir des graviers dont le calibre correspond à leur ouverture, avec un risque de vibrations ponctuelles jusqu’à leur expulsion.