La géométrie du HH302 privilégie une forte cohésion mécanique de chaque pavé. Les blocs polygonaux conservent une section importante parce que les fines incisions restent peu nombreuses: leur plateau résiste ainsi mieux à la torsion locale et les amorces de déchirure sont limitées. En contrepartie, ces éléments s’adaptent moins finement aux petites aspérités d’un revêtement compact, humide ou froid.
L’emboîtement des blocs centraux rompt les lignes de flexion transversales qui traverseraient autrement toute la zone médiane. Lorsqu’un pavé est sollicité, ses faces obliques répartissent la déformation suivant plusieurs directions plutôt que selon une seule charnière. Cette architecture conserve néanmoins davantage de mobilité qu’une bande circonférentielle continue: sous couple élevé sur sol ferme, les blocs peuvent basculer légèrement, produire de la chaleur et développer une usure différenciée entre leur bord d’attaque et leur bord de fuite.
Les deux côtés ne reproduisent pas exactement la même séquence de pavés. Ce décalage évite que tous les éléments de même largeur rencontrent le sol au même instant, ce qui disperse une partie des impacts. Le rapport creux-gomme élevé et les larges découpes d’épaule restent toutefois susceptibles de générer un grondement marqué et de petites vibrations sur chaussée lisse.
Les canaux courbes et obliques offrent un volume important à l’eau, mais leur cheminement en zigzag impose plusieurs changements de direction à l’écoulement. Ils sont donc moins directs, à vitesse soutenue, que de longues rainures circonférentielles rectilignes. La faible densité d’incisions limite en outre le nombre de micro-arêtes capables de traverser le film résiduel sous les plateaux des blocs.
En virage sur sol ferme, les séparations profondes entre les pavés externes permettent à ceux-ci de prendre de l’angle indépendamment. Les larges plateaux d’épaule procurent un appui initial consistant, mais l’absence de liaison continue entre eux rend la réponse latérale moins immédiate et moins précise que celle d’une épaule semi-continue. Les angles externes crénelés sont également plus exposés aux arrachements lorsqu’ils rencontrent des arêtes minérales sous forte charge latérale.