Le BI-851 présente cinq rangées de pavés quadrangulaires délimitées par quatre rainures circonférentielles droites. Aucune nervure centrale pleine ne solidarise la bande dans le sens longitudinal et aucune lamelle fine n’apparaît à l’intérieur des blocs. Chaque pavé conserve donc une section de gomme peu interrompue: il résiste bien à l’écrasement, mais épouse moins finement les petites irrégularités qu’un bloc finement découpé.
La segmentation centrale autorise chaque rangée à se déformer séparément sous la charge. Cette architecture tolère les variations locales du revêtement, au prix d’une rigidité circonférentielle inférieure à celle d’une bande centrale continue. Lors des changements d’appui, les efforts passent successivement d’un pavé au suivant plutôt que de circuler dans une nervure ininterrompue; la réponse peut ainsi paraître plus progressive, mais aussi moins immédiate.
Les quatre canaux droits favorisent un écoulement stable dans le sens de rotation. Leurs intersections avec les découpes transversales offrent plusieurs chemins à l’eau, tandis que l’orientation presque perpendiculaire de ces découpes impose une sortie latérale moins directe qu’avec des rainures obliques. Les colonnes décalées évitent que tous les fronts de pavés frappent la chaussée au même instant, bien que la répétition très régulière du maillage puisse encore produire un bourdonnement à certaines vitesses.
Les épaules sont franchement segmentées par des entailles transversales. Elles peuvent ainsi s’articuler au passage dans l’empreinte et absorber une partie des déformations périphériques. En contrepartie, chaque pavé d’épaule possède des bords d’attaque et de fuite distincts, susceptibles de se charger différemment sous couple ou en virage; une usure en talon-pointe est donc plus plausible qu’avec une épaule semi-continue.