On observe un dessin symétrique dominé par plusieurs nervures longitudinales continues, séparées par cinq à six rainures principales relativement étroites. La faible segmentation transversale donne à la bande de roulement un rapport plein/creux élevé: les nervures conservent des ponts de gomme importants, favorables à leur résistance mécanique sous les charges répétées. En contrepartie, cette architecture fermée dispose de peu d’arêtes transversales capables de s’ancrer dans la neige, la boue ou les sols meubles.
Les nervures centrales sont nombreuses et rapprochées plutôt que réunies en une large nervure monolithique. Cette subdivision permet à chaque bande de suivre légèrement les petites irrégularités de la chaussée, mais les rainures qui les séparent réduisent leur liaison latérale. Lors d’une forte sollicitation en courbe, les nervures étroites peuvent donc se décaler davantage qu’une bande centrale large, ce qui rend la montée en effort progressive mais limite le soutien transversal à la limite.
Les épaules arrondies restent presque continues et ne comportent que de fines entailles régulières. Leur continuité évite les mouvements propres aux gros blocs indépendants et réduit les chocs périodiques au passage dans l’empreinte. La répétition régulière des entailles et des rainures peut toutefois faire émerger une tonalité de roulement stable sur certains revêtements. La forme arrondie des bords adoucit également la transition lors de la prise d’angle, au prix d’un appui extérieur moins franc que celui d’une épaule large et carrée.
Cette géométrie est ainsi particulièrement cohérente avec un roulage soutenu sur chaussée dure. Son caractère fermé, ses nervures continues et sa faible densité de lamelles la rendent en revanche moins adaptée aux surfaces meubles et aux conditions hivernales marquées.