La sculpture combine cinq bandes de gomme séparées par quatre vides circonférentiels. Cette forte partition donne à l’empreinte une distribution en bandes assez marquée: elle facilite la lecture des réactions au volant, mais concentre davantage les contraintes sur les arêtes bordant chaque rainure qu’un dessin comportant moins de séparations longitudinales.
La nervure axiale est particulièrement étroite et bordée de vides des deux côtés. Elle est donc moins soutenue transversalement que les rangées voisines. Ses entailles obliques répétées créent en outre des extrémités où les contraintes peuvent se concentrer lors des freinages appuyés. Un usage intensif peut ainsi arrondir ces arêtes centrales avant que les grands pavés d’épaule ne présentent le même degré d’altération.
Les épaules associent une forte proportion de gomme à des coupures transversales relativement espacées. Leur masse peut accumuler de la chaleur pendant une longue séquence rapide, tandis que les intervalles entre pavés constituent des discontinuités thermiques et mécaniques. Le conducteur peut alors percevoir une évolution du comportement à mesure que la température augmente, surtout si les phases de refroidissement sont rares.
La faible présence de lamelles laisse peu de petites cavités susceptibles de retenir gravillons et débris. En contrepartie, la sculpture produit peu de micro-arêtes capables de s’accrocher à une surface froide, poussiéreuse ou légèrement grasse. La motricité dépend donc fortement de la qualité du contact gomme-chaussée plutôt que d’une multiplication d’arêtes fines.
Enfin, les découpes inclinées évitent que toutes les limites de pavés rencontrent le sol au même instant. Cette progression réduit les impacts parfaitement synchronisés, mais la répétition régulière des grands segments d’épaule peut encore générer une tonalité perceptible à certaines vitesses.