Le rapport plein/creux paraît orienté vers une forte continuité de gomme: les bandes porteuses conservent une section importante, tandis que les quatre canaux divisent la bande en éléments relativement étroits. Cette combinaison donne à chaque bande une bonne tenue dans le sens de roulement, mais lui laisse davantage de liberté latérale qu’à une large nervure monolithique. La faible densité d’entailles limite encore les zones de flexion et les amorces de déformation.
Sur chaussée mouillée, les quatre canaux offrent plusieurs voies parallèles à l’eau rencontrée dans l’empreinte. En revanche, le faible nombre de passages transversaux entre ces voies rend l’écoulement surtout circonférentiel: l’eau située au voisinage des épaules bénéficie de moins de communications vers les canaux intérieurs lors d’un appui latéral marqué.
En roulage rectiligne, la continuité des bandes réduit le mouvement relatif de leurs éléments et devrait contenir l’échauffement ainsi que la résistance liée à la déformation de la sculpture. Lors des manœuvres serrées, les bandes étroites peuvent toutefois subir un ripage transversal différencié. Les petites découpes périphériques apportent alors une certaine souplesse locale, mais elles multiplient aussi les points où peut commencer une abrasion irrégulière en usage très contraignant.
L’arrondi des épaules favorise une prise d’appui progressive lorsque la charge se déplace vers l’extérieur de l’empreinte. Sa contrepartie est un soutien latéral moins abrupt qu’avec une épaule carrée et massive, particulièrement lors des changements de direction rapides ou des manœuvres à fort ripage.