Le TH22 présente une répartition de rigidité nettement différenciée entre ses files centrales étroites et ses épaules plus massives. À charge égale, les éléments médians offrent moins de largeur individuelle pour répartir les contraintes, tandis que les bandes latérales disposent d’un volume de gomme supérieur. Cette architecture peut rendre l’empreinte sensible au réglage de pression: une pression excessive sollicite davantage les rangées centrales, alors qu’un sous-gonflage reporte plus fortement le travail vers les épaules.
L’absence de lamelles fines conserve une forte cohésion interne des éléments. Elle réduit les mouvements parasites de leurs arêtes, ce qui favorise une réponse sobre et limite l’énergie dissipée par flexion de la sculpture. En contrepartie, les rangées centrales étroites disposent de peu de possibilités pour répartir localement une contrainte ponctuelle.
En roulage, la géométrie très longitudinale devrait produire peu de variation de rigidité d’un pas de sculpture au suivant. Cela favorise une rotation régulière, mais les quatre sillons droits peuvent générer une signature acoustique tonale sur certains revêtements. Les contours crénelés des éléments médians introduisent une légère variation susceptible d’atténuer cette tonalité sans la supprimer.
Lors des manœuvres serrées d’un poids lourd, les épaules larges et presque indivisées subissent un glissement transversal concentré sur de longues bandes de gomme. Cette configuration résiste bien à l’arrachement local, mais elle peut accentuer l’échauffement et le ripage latéral aux extrémités de l’empreinte. Les rangées centrales étroites rendent également la sculpture plus révélatrice d’un défaut de parallélisme: une dérive angulaire persistante peut charger préférentiellement leurs arêtes crénelées et installer une usure longitudinale dissymétrique.