Le dessin associe six rainures circonférentielles à plusieurs nervures continues, étroites au centre et plus larges aux épaules. Cette forte division longitudinale multiplie les arêtes susceptibles de rencontrer le film d’eau, mais réduit la largeur individuelle des nervures centrales: elles peuvent donc davantage fléchir latéralement qu’une large nervure monolithique lors des corrections de trajectoire.
Le tracé serpentin des rainures donne aux arêtes une composante alternativement oblique. Sous un effort transversal, ces ondulations offrent davantage de prise qu’une séparation parfaitement rectiligne. En contrepartie, la largeur locale des nervures varie le long de la circonférence, ce qui alterne les zones plus ou moins rigides et peut concentrer le cisaillement près des courbes les plus prononcées.
Les six canaux continus assurent plusieurs voies longitudinales à l’eau. Leur efficacité est surtout orientée dans le sens de rotation: l’absence de larges passages transversaux entre les nervures centrales limite les chemins directs vers les bords. Lorsque la hauteur d’eau augmente ou que le pneu travaille avec un angle de dérive, l’évacuation latérale dépend donc principalement des ondulations et des petites entailles périphériques.
Les épaules relativement larges offrent un appui moins flexible que les fines nervures centrales pendant les virages. Leurs courtes entailles transversales introduisent une souplesse locale et fournissent quelques sorties supplémentaires près des bords. Comme ces découpes restent courtes, elles ne segmentent pas complètement l’épaule; leur racine peut néanmoins devenir un point de concentration des déformations lors des manœuvres serrées et des forts efforts de ripage.
La faible densité de lamelles conserve des éléments peu découpés, donc peu sujets à l’ouverture et à la fermeture répétées. Elle laisse toutefois peu d’arêtes fines pour rompre un film humide résiduel ou accrocher une chaussée froide et faiblement adhérente. Le TH06 présente ainsi une architecture principalement adaptée aux trajectoires routières, avec une réponse moins favorable lorsque la motricité dépend d’un grand nombre de petites arêtes transversales.