Sur le Solus KH15, le morcellement prononcé des éléments médians crée davantage d’arêtes de contact, mais réduit simultanément leur rigidité longitudinale. Sous freinage, ces éléments peuvent basculer et se cisailler avant de transmettre pleinement l’effort à la chaussée. Ce mécanisme est cohérent avec une réponse peu convaincante sur sol sec et une distance d’arrêt élevée.
Le réseau circonférentiel ménage une capacité de circulation de l’eau dans le sens du roulement. Son efficacité dépend toutefois des liaisons obliques entre les rangées: celles-ci doivent transférer l’eau vers les côtés à travers une succession de pavés rapprochés. Lorsque le débit augmente, ce parcours transversal fractionné peut devenir limitant, ce qui réduit la marge d’adhérence sur chaussée très mouillée.
La forte concentration d’entailles aide chaque pavé à épouser les petites irrégularités et à rompre localement le film d’eau. En contrepartie, elle multiplie les portions de gomme déformables. Le résultat attendu est un contact plus mobile, avec davantage d’hystérésis, une direction moins nette lors des changements d’appui et une stabilité de freinage inférieure à celle d’une bande centrale plus massive.
Les éléments d’épaulement conservent une surface porteuse appréciable, favorable à la reprise des efforts latéraux. Leur segmentation forme néanmoins des charnières géométriques qui autorisent une rotation locale des pavés. L’entrée en virage peut ainsi manquer de précision lorsque la charge se déplace vers l’extérieur du pneu.
Enfin, les arêtes obliques évitent que toutes les découpes rencontrent la chaussée exactement au même instant, ce qui peut atténuer certains impacts. La répétition régulière des rangées longitudinales reste toutefois susceptible d’entretenir un ronflement de roulement, plutôt que de disperser complètement les fréquences acoustiques.