Sur sol dur et plan, le taux de creux élevé du Dynamic MT RT01 réduit la proportion de gomme effectivement posée au sol. La charge se concentre donc sur les sommets des pavés polygonaux plutôt que de se répartir dans des bandes continues. Cette empreinte discontinue pénalise la progressivité des efforts de freinage et de braquage par rapport à une sculpture routière plus fermée.
La faible densité de lamelles conserve en revanche une section importante dans chaque pavé. Les blocs sont ainsi moins fragmentés lorsqu'ils reçoivent un effort longitudinal ou latéral. La contrepartie apparaît sur les surfaces dures, lisses et humides: les larges faces de gomme possèdent peu de découpes capables de traverser le film résiduel sous chaque bloc.
Sous la pluie, les rainures ondulées reliées aux passages diagonaux forment plusieurs itinéraires pour l'eau et limitent la dépendance à un unique canal longitudinal. Cette capacité de drainage global cohabite toutefois avec une micro-évacuation limitée à l'intérieur des gros pavés, ce qui explique un compromis humide moins favorable que celui d'un profil routier densément entaillé.
En virage sur asphalte, les larges interruptions entre les blocs d'épaule réduisent leur soutien mutuel. Chaque pavé extérieur prend isolément une part importante de la charge latérale, avec une mise en appui moins immédiate et davantage de contraintes sur ses arêtes. Lors des accélérations et freinages répétés, la succession de pavés discontinus favorise aussi une différence d'usure entre bord d'attaque et bord de fuite.
L'absence de bande centrale continue rend la transmission des efforts longitudinaux plus pulsée: chaque rangée reprend la charge après le passage d'un vide. Ce cycle augmente les pertes par déformation locale et contribue à une résistance au roulement élevée. Le dessin symétrique apporte néanmoins un avantage d'exploitation: il autorise davantage de permutations entre positions comparables, ce qui aide à répartir les formes d'usure propres aux blocs isolés.