Le cloisonnement de la bande de roulement par quatre rainures longitudinales produit cinq voies porteuses relativement étroites. Cette géométrie conserve une forte continuité dans le sens de la marche, mais elle offre moins de liaison transversale qu’une sculpture plus fermée: sous une sollicitation latérale importante, les rangées centrales peuvent donc se décaler légèrement les unes par rapport aux autres.
La nervure axiale étroite agit comme un guide longitudinal, tandis que ses petites encoches diminuent localement sa section résistante. Ce compromis favorise une réponse progressive plutôt qu’un ressenti très incisif. Les épaules quasi continues présentent davantage de gomme porteuse que les rangées centrales. Elles peuvent ainsi reprendre une part importante de la charge en virage, mais leurs entailles transversales constituent de petites charnières qui retardent légèrement la mise en appui.
La densité moyenne de découpes laisse subsister des ponts de gomme assez épais. Les pavés sont donc moins mobiles que sur une sculpture très lamellisée, ce qui limite leur tortillement sur route chaude. En contrepartie, les entailles régulièrement espacées imposent une succession périodique de compressions et de détentes. Cette cadence peut engendrer une composante sonore plus marquée à certaines vitesses et favoriser, sur les pavés allongés, une différence d’usure entre bord d’attaque et bord de fuite.
Enfin, la symétrie autorise des permutations gauche-droite sans modifier le sens fonctionnel du dessin. Cette possibilité facilite l’alternance des positions afin de compenser les écarts d’usure liés au train avant, au carrossage ou aux parcours fréquemment effectués dans le même sens.