L’architecture du WANLI SP118 privilégie des chemins fonctionnels parallèles plutôt qu’un unique collecteur central. Sous une lame d’eau, cette répartition conserve plusieurs itinéraires d’écoulement simultanés. Les portions obliques peuvent rabattre une partie de l’eau vers les canaux voisins, tandis que leur courbure impose davantage de changements de direction qu’une géométrie rectiligne: à débit élevé, ces inflexions engendrent des pertes de charge locales.
Le centre forme une ossature circonférentielle relativement régulière, favorable à une transmission progressive des efforts de traction et de freinage. En revanche, les séparations longitudinales successives limitent le contreventement transversal entre les différentes rangées. Le guidage latéral devrait donc être plus progressif que tranchant, sans le verrouillage procuré par une large côte d’épaulement massive.
Les éléments d’épaule présentent un rapport longueur/largeur élevé. Leur grand axe accompagne le sens de roulement, ce qui répartit l’effort longitudinal sur une empreinte étirée. Lors d’un appui en courbe, la charge agit toutefois suivant leur axe court et traverse plusieurs lignes de coupure: le ressenti au volant peut perdre en immédiateté lorsque la sollicitation latérale augmente.
L’absence de larges barrettes transversales traversant le centre réduit le risque d’un choc acoustique simultané sur une grande largeur. Le dessin produit plutôt une succession de contacts courts et répartis. En contrepartie, les multiples cavités étroites peuvent générer un souffle de fréquence plus élevée, notamment sur les revêtements lisses.
L’usure devrait également différer entre les longues bandes centrales et les éléments périphériques plus morcelés. Le centre répartit les efforts sur des chemins de gomme étendus, alors que les nombreuses arêtes d’épaule alternent fréquemment entre entrée et sortie d’empreinte. Sous des freinages et accélérations répétés, ces arêtes périphériques sont davantage exposées à une usure en talon-pointe.