La sculpture présente un taux de plein élevé: les bandes de pavés allongés et les épaules massives laissent davantage de gomme au contact que ne le ferait un dessin fortement découpé. Cette faible fragmentation favorise une pression de contact relativement régulière sur chaussée sèche, mais offre peu d’arêtes transversales capables de s’ancrer dans la neige, la boue ou les gravillons.
La nervure centrale étroite forme une ligne de contact non interrompue entre deux sillons. Elle devrait donc s’user de manière plus lisse que des blocs centraux isolés. Sa faible largeur la rend toutefois sensible à une concentration des contraintes au milieu de l’empreinte, notamment lorsque la pression de gonflage est excessive ou lors de longs parcours rapides.
Les entailles fines sont présentes en nombre modéré et suivent une cadence régulière. Elles ajoutent quelques arêtes sans transformer les bandes longitudinales en petits éléments très mobiles. Cette régularité géométrique peut en revanche concentrer les excitations acoustiques dans une plage de fréquences étroite plutôt que les disperser; elle est cohérente avec un roulement nettement audible, mesuré à 73,4 dB(A) à 80 km/h.
Sur les épaules, les encoches courtes conservent de larges volumes de gomme entre deux ouvertures. Ces volumes résistent mieux à l’arrachement sous un couple important que de petits pavés très découpés, mais ils dissipent moins facilement la chaleur lors d’une sollicitation sportive prolongée. Le dessin symétrique permet enfin une gestion souple de la permutation des pneus lorsque le montage le permet, au prix d’une absence de spécialisation entre épaule intérieure et épaule extérieure.