La géométrie du TYJ48 crée une répartition de rigidité assez graduelle entre le milieu de l’empreinte et ses bords. La partie médiane, de faible largeur, devrait transmettre les corrections de cap sans réaction très abrupte, tandis que les éléments plus étendus des épaules prennent progressivement le relais lorsque la charge latérale augmente. Cette transition privilégie un comportement prévisible, mais elle peut aussi rendre l’inscription en virage moins immédiate qu’avec une bande centrale plus large et plus rigide.
La part importante de creux longitudinaux procure une capacité hydraulique notable, au prix d’une réduction de la surface nominale de gomme disponible dans l’empreinte. Leur tracé essentiellement rectiligne dirige efficacement l’eau dans le sens de rotation. En revanche, les liaisons vers les flancs étant principalement assurées par des entailles plus étroites, l’évacuation transversale dépend davantage des passages situés près des épaules.
Les découpes inclinées introduisent plusieurs directions de flexion dans les éléments intermédiaires. Sur un revêtement irrégulier, cette mobilité peut aider les pavés à épouser les petites aspérités. Lors de sollicitations soutenues, les mêmes découpes deviennent des zones de concentration des déformations: elles peuvent accroître localement l’échauffement et arrondir plus rapidement leurs arêtes.
Le rythme très régulier des éléments constitue un autre trait important. Il favorise une succession prévisible des contacts avec la chaussée, mais il risque aussi de concentrer une partie du bruit de roulement autour de fréquences marquées, plutôt que de répartir l’excitation sur un spectre plus diffus. Aux épaules, la répétition des encoches crée également des lignes de flexion périodiques qui peuvent rendre les extrémités des blocs plus sensibles à une usure orientée sous des freinages répétés.