Lâarchitecture du TOYO TYJ50 se distingue par un centre relativement ajourĂ©: la bande axiale Ă©troite et les quatre sillons parallĂšles laissent moins de gomme compacte au milieu de lâempreinte quâune sculpture organisĂ©e autour dâune large cĂŽte centrale. Cette proportion augmente le rapport entre les bords et la surface porteuse dans la zone mĂ©diane. La forme de cette partie centrale peut donc Ă©voluer assez rapidement lorsque ses arĂȘtes commencent Ă sâarrondir, avec une rĂ©serve de gomme localement limitĂ©e.
Les rangĂ©es intermĂ©diaires sont constituĂ©es dâĂ©lĂ©ments allongĂ©s dont la longueur circonfĂ©rentielle domine nettement la largeur. Sous les efforts rĂ©pĂ©tĂ©s de freinage et de motricitĂ©, cette gĂ©omĂ©trie peut diffĂ©rencier le travail du bord dâattaque et du bord de fuite. Une usure en talon-pointe est ainsi plus plausible sur ces rangĂ©es que sur une bande rĂ©ellement continue. La permutation croisĂ©e permise par ce dessin symĂ©trique constitue alors un moyen utile pour rĂ©partir cette Ă©volution entre les positions du vĂ©hicule.
Les fines coupures des Ă©lĂ©ments intermĂ©diaires ajoutent des zones de flexion interne: lors dâune succession rapide de sollicitations, elles peuvent accroĂźtre le travail hystĂ©rĂ©tique de la gomme et donc la production locale de chaleur.
Enfin, les quatre sillons presque rectilignes forment des lignes de discontinuitĂ© parallĂšles et persistantes. Sur une chaussĂ©e comportant des raccords longitudinaux, des rainurages ou des orniĂšres Ă©troites, leurs arĂȘtes peuvent se caler momentanĂ©ment dans la texture de la route. Le conducteur peut alors percevoir davantage de suivi de voie quâavec des canaux fortement obliques ou entrecroisĂ©s. Le TYJ50 apparaĂźt ainsi comme un dessin rationnel et facile Ă gĂ©rer par permutation, mais dont la rĂ©gularitĂ© longitudinale peut favoriser une sensibilitĂ© aux reliefs parallĂšles Ă la trajectoire.