On observe une architecture symétrique organisée autour d’environ cinq rainures principales, qui délimitent plusieurs nervures étroites plutôt que de grands pavés indépendants. Cette subdivision conserve beaucoup de gomme continue dans le sens circonférentiel, tandis que les rares entailles transversales ou obliques apportent seulement une segmentation locale.
La faible densité de découpes rend chaque nervure relativement compacte. Sous charge, elle est donc moins sujette aux mouvements successifs de petits éléments qu’une rangée de pavés fortement découpés. Cette continuité favorise un roulement peu heurté sur chaussée régulière. En contrepartie, le faible nombre d’arêtes transversales limite les points d’accrochage lors des freinages sur neige tassée ou sur revêtement meuble.
Les épaules arrondies restent elles aussi nervurées et peu ouvertes. Elles forment une bordure cohérente, peu exposée aux chocs répétés entre pavés, mais leur fermeture réduit la capacité de la sculpture à rejeter latéralement la boue, les gravillons ou la neige épaisse. Le dessin est ainsi nettement spécialisé pour les surfaces routières fermes plutôt que pour les sols déformables.
La répétition régulière des nervures peut limiter les vibrations produites par l’entrée en contact de gros blocs. Elle peut néanmoins concentrer une partie du bruit dans une fréquence plus marquée si l’espacement des petites entailles varie peu. Le niveau sonore dépendra alors autant de cette périodicité que de la faible segmentation générale.