Le ZEETEX CT2000 présente un contraste mécanique entre les nervures centrales et les secteurs entaillés des épaules. Les portions centrales, liées entre elles dans le sens du roulement, devraient moins basculer au freinage que des pavés indépendants. Cette liaison favorise une transmission plus régulière des efforts longitudinaux et limite les mouvements de leurs bords à l'entrée et à la sortie de l'empreinte. Elle offre en revanche moins d'arêtes transversales capables de s'accrocher dans une surface meuble.
Aucune lamellisation fine et dense n'est discernable. Les surfaces de gomme conservent ainsi peu de lignes de flexion internes: elles devraient moins se fragmenter mécaniquement sous l'effort. La contrepartie concerne surtout la neige tassée et les surfaces glissantes, où le faible nombre d'arêtes fines limite les possibilités de morsure. Les entailles d'épaule ne remplissent pas le même rôle qu'un réseau de petites lamelles réparties dans les éléments centraux.
Pour l'eau présente sous les nervures centrales, l'accès aux canaux circonférentiels implique principalement un déplacement vers leurs bords. Le faible découpage transversal du centre ne crée pas un réseau abondant de raccourcis à travers ces surfaces de gomme. Les canaux constituent donc des voies de circulation longitudinales, mais l'alimentation de ces voies depuis le milieu des nervures peut devenir une contrainte lorsque l'épaisseur d'eau augmente. Ce dessin ne permet pas, à lui seul, de déduire une vitesse limite d'aquaplanage.
Les extrémités des entailles courtes de l'épaule concentrent localement la déformation lorsque cette zone prend de l'appui en virage. Les secteurs situés de part et d'autre peuvent travailler légèrement différemment, ce qui rend leurs arêtes plus exposées au frottement local que la partie centrale peu interrompue. Leur passage successif dans l'empreinte constitue également un mécanisme possible d'excitation sonore périodique: c'est le rythme de contact de ces secteurs, plutôt que celui des nervures centrales, qui peut imprimer une tonalité au bruit de roulement. Ces effets restent des tendances mécaniques, non une prédiction de leur intensité.