Le CR960A présente une architecture routière à dominante longitudinale: quatre rainures rectilignes séparent des rangées centrales étroites de petits blocs rectangulaires et des épaules beaucoup moins découpées. Le centre n’est donc ni une nervure monolithique ni un réseau de blocs largement espacés. Les fines coupures transversales autorisent un léger cisaillement longitudinal de chaque élément, mais leur faible densité conserve une section de gomme importante autour de chaque pavé.
Cette combinaison donne des éléments centraux relativement fermes sur revêtement dur. Lors d’un freinage ou d’une remise de couple, les petits rectangles peuvent se déformer séparément plutôt que d’entraîner une longue nervure entière. En contrepartie, leurs arêtes transversales peu nombreuses offrent moins de possibilités d’accrochage mécanique sur glace polie, neige fortement tassée ou sol meuble.
Les épaules semi-continues présentent un rapport plein/creux élevé. Elles s’opposent ainsi au basculement individuel de gros pavés lors des appuis soutenus sur chaussée sèche. Le revers apparaît hors des surfaces fermes: les rares ouvertures transversales ne créent ni larges voies de dégagement latéral ni relief mordant comparable à celui d’une sculpture de traction.
La répétition régulière des petits blocs peut produire des impacts unitaires modérés à l’entrée de l’empreinte. Toutefois, l’absence apparente d’une forte variation des pas favorise la concentration de ces impacts autour de fréquences précises, avec un risque de bourdonnement tonal selon la vitesse et le revêtement.
Enfin, les quatre rainures droites constituent des lignes de guidage très marquées. Elles peuvent rendre le pneu plus sensible aux raccords longitudinaux, aux chaussées rainurées et aux ornières. Leur géométrie rectiligne peut aussi retenir certains gravillons entre deux rangées, aucun dispositif d’expulsion très marqué n’étant visible dans le dessin.