Le TOYO Proxes R52 présente un rapport plein/creux plutôt élevé: l’ouverture contenue des sillons laisse une proportion importante de gomme porteuse dans l’empreinte. La charge verticale repose ainsi sur cinq pistes de contact relativement longues plutôt que sur une multitude de plots courts. Ces pistes ne possèdent toutefois pas toutes la même section: la bande médiane, plus étroite, concentre ses contraintes autour des extrémités de ses incisions obliques.
Le contour arrondi des épaules place leur extrémité extérieure en retrait lors d’un appui vertical faible ou modéré. Cette géométrie évite de solliciter constamment le bord extrême en ligne droite. En contrepartie, un carrossage prononcé peut déplacer la pression vers une bande annulaire assez étroite, située à la transition entre le sommet et le flanc.
En roulage, les longues pistes circonférentielles tendent à se caler dans les raccords de chaussée, les rainures d’usure et les ornières peu profondes. Le conducteur peut alors ressentir un léger guidage longitudinal du véhicule, surtout sur un revêtement marqué. Cette architecture sollicite en revanche peu les arêtes transversales lors des faibles corrections de cap, ce qui limite le frottement latéral parasite autour du point milieu.
Les petites découpes répétées de la bande médiane constituent des amorces locales de flexion. Lors d’alternances fréquentes entre accélération et décélération, leurs extrémités peuvent devenir les premiers points d’une micro-usure oblique. Le phénomène est particulièrement identifiable ici parce que ces découpes sont rapprochées sur une piste centrale de faible largeur.
Enfin, les vides transversaux restent trop fins et trop peu ouverts aux épaules pour assurer un véritable débourrage sur une surface meuble. Sur gravier profond ou terre humide, les longues pistes conservent les particules entre elles au lieu de les rejeter latéralement; le R52 reste donc nettement orienté vers les surfaces fermes.