Le TD1 privilégie une sculpture de traction robuste plutôt qu’un guidage par nervures. Sous charge, les larges surfaces de gomme des pavés conservent une bonne rigidité locale, tandis que les nombreuses arêtes obliques peuvent transmettre les efforts longitudinaux dans plusieurs directions. Cette combinaison favorise les reprises et le freinage sur chaussée sèche ou meuble, mais elle offre moins de micro-arêtes qu’un profil lamellisé sur une chaussée humide et lisse.
Les changements de direction imposés par les trois canaux sinueux rendent le cheminement longitudinal de l’eau moins direct que dans des rainures rectilignes. Les raccordements obliques créent néanmoins des voies de délestage vers les côtés. L’équilibre obtenu correspond à une aptitude humide intermédiaire, cohérente avec la classe C.
Le fractionnement du centre multiplie les mises en appui successives au passage dans l’empreinte. Il peut ainsi produire davantage de déformation interne qu’une architecture à côtes continues, ce qui concorde avec une efficacité énergétique de classe D. Les pavés volumineux limitent toutefois leur écrasement individuel et offrent une réserve de gomme favorable à l’endurance.
Aux épaules, l’alternance entre larges appuis et creux marqués donne du mordant lorsque le pneu transmet un couple ou évolue sur un sol dégradé. En contrepartie, chaque bloc peut basculer légèrement à l’entrée et à la sortie du contact, avec un risque d’usure en talon-pointe et d’impacts sonores. Le niveau de 73 dB traduit un profil audible, sans être exceptionnellement bruyant pour une sculpture aussi découpée.