Sur le SUPERIA RS400, la continuité relative du centre crée une liaison de gomme entre les portions successives de la zone de contact. Sous un effort de freinage, cette liaison devrait limiter leur basculement indépendant, contrairement aux pavés latéraux séparés par des entailles. Le conducteur peut ainsi attendre une réponse plus progressive du centre de la bande de roulement. Les découpes obliques de ses bords introduisent toutefois des changements locaux de section: leurs extrémités constituent des points où les déformations peuvent se concentrer lorsque l’effort augmente.
On observe une épaule large à droite, alors que les pavés de gauche sont plus étroits et plus rapprochés. À profondeur d’entaille comparable, les éléments larges devraient mieux résister à la torsion lorsqu’ils sont sollicités latéralement. Les petits pavés opposés disposent, eux, de davantage de limites entre éléments successifs et peuvent s’accommoder plus individuellement des petites irrégularités du revêtement. Cette différence implique une répartition inégale du travail mécanique entre les deux épaules: les pavés étroits peuvent bouger davantage sous charge, tandis que l’épaule large concentre l’appui sur des éléments moins subdivisés. Les deux côtés ne sont donc pas interchangeables dans leur manière de se déformer.
Les trois canaux principaux offrent des passages longitudinaux à l’eau comprimée dans l’empreinte. Pour l’eau située sous les pavés latéraux, les entailles transversales constituent des trajets complémentaires; sous la partie la plus continue du centre, l’eau doit d’abord rejoindre un bord de cette bande. Le drainage dépend ainsi de parcours différents selon l’élément en contact avec la chaussée, plutôt que d’une ouverture transversale uniforme.
Enfin, les entailles régulièrement espacées de l’épaule droite peuvent produire une excitation répétitive à chaque entrée des pavés dans l’empreinte. Leur régularité présente une contrepartie acoustique possible: à vitesse stabilisée, cette succession peut faire ressortir une tonalité de roulement. Du côté des pavés plus rapprochés, les sollicitations se succèdent plus fréquemment. Ces tendances concernent le rythme des excitations, sans permettre de déduire à elles seules le niveau sonore global.