Le CSR81 présente un rapport plein/creux plutôt élevé: une part importante de gomme reste mobilisable dans l’empreinte, ce qui favorise le soutien de la charge et limite l’écrasement local de la bande de roulement. En contrepartie, le volume libre destiné à recevoir temporairement l’eau demeure mesuré, surtout lorsque la hauteur d’eau augmente.
La continuité circonférentielle des zones porteuses réduit le mouvement relatif des éléments sous les efforts longitudinaux. Le conducteur peut donc attendre une réponse assez nette au freinage et une bonne stabilité en ligne droite. Cette même continuité laisse toutefois moins d’arêtes transversales qu’une sculpture à blocs ouverts, ce qui restreint la motricité sur neige, boue ou sol meuble.
La lamellisation moyenne constitue un compromis entre accroche et rigidité. Les incisions ajoutent des arêtes actives sans transformer les bandes en une multitude de petits éléments très mobiles. La sculpture conserve ainsi une assise cohérente sur chaussée sèche, mais ne possède ni la densité d’arêtes ni la souplesse d’un dessin hivernal.
Aux épaules, la quantité de gomme et la faible ouverture des découpes soutiennent les efforts latéraux. Leur courbure doit rendre la prise d’appui progressive lorsque l’angle de braquage augmente. En revanche, l’eau captée près des bords de l’empreinte dispose de peu de sorties transversales directes et doit principalement rejoindre les canaux circonférentiels.
La répétition régulière des petites découpes peut produire une signature acoustique plus marquée sur les revêtements rugueux. Les canaux rectilignes peuvent également suivre certaines stries longitudinales de chaussée et générer de légères corrections de trajectoire au volant.