Le PACE PC18 présente un centre composé de petits pavés successifs, dont les rangées sont interrompues par des découpes transversales ou obliques. Trois rainures longitudinales principales sont discernables. L’élément déterminant pour son comportement mécanique est cette segmentation du centre: les efforts ne sont pas transmis par une bande de gomme continue, mais par une succession de surfaces d’appui séparées.
À l’arrêt, les découpes entre pavés réduisent le couplage mécanique entre deux éléments voisins. Chaque petit pavé dispose ainsi d’une liberté de déplacement locale plus importante qu’un élément intégré à une nervure continue. Cette organisation favorise l’adaptation du contact aux petites irrégularités du revêtement. En contrepartie, les interruptions transversales réduisent la continuité du soutien longitudinal: sous un effort appliqué au contact, les bords des pavés peuvent se déplacer davantage que leur partie centrale.
En roulage, cette liberté locale devient particulièrement sensible au freinage et à la remise en traction. Les petits pavés centraux peuvent basculer légèrement sous l’effort tangentiel, puis reprendre leur forme à la sortie du contact. Une partie du déplacement est alors absorbée par la sculpture avant d’être transmise au véhicule. Cela peut rendre la réponse aux changements d’effort moins immédiate qu’avec un centre continu. La répétition de ce basculement sollicite différemment les bords d’entrée et de sortie de chaque pavé; elle peut faire apparaître une différence de hauteur entre ces bords au fil de l’usage.
Les contours obliques des pavés apportent une nuance à ce fonctionnement. Leur bord n’entre pas simultanément en contact sur toute sa longueur: la prise d’appui se fait progressivement le long de l’arête. Cette géométrie peut atténuer le caractère brusque de l’impact d’un pavé, sans supprimer les vibrations produites par leur succession.
Sur l’épaule visible à droite, les entailles transversales sont régulièrement espacées. Elles créent une répétition géométrique distincte de celle du centre à contours obliques. Au passage dans le contact, cette succession régulière peut entretenir une composante sonore rythmée, dont la fréquence augmente avec la vitesse. Le compromis propre à ce dessin se situe donc entre la souplesse locale des petits pavés centraux et les sollicitations répétées de leurs arêtes, auxquelles s’ajoute la périodicité des découpes de l’épaule visible.