La géométrie du NORDMAN SZ 2 privilégie un rapport plein-vide élevé: les nervures peu incisées et les épaules à larges éléments conservent une quantité importante de gomme porteuse. À l’arrêt, cette architecture forme des appuis peu compressibles, mais offre moins de souplesse locale qu’une sculpture composée de petits pavés ou de nombreuses lamelles.
La large bande relativement continue visible d’un côté constitue la partie la moins mobile de la sculpture. Lors des sollicitations répétées, elle subit moins de mouvements internes que les rangées segmentées situées de l’autre côté. Cette différence de mobilité peut limiter l’échauffement dans la bande la plus pleine, tandis que les éléments découpés par les entailles obliques travaillent davantage au passage dans l’empreinte.
Les quatre canaux longitudinaux divisent cependant la surface porteuse en bandes distinctes. Sous un effort latéral marqué, les lèvres de ces canaux concentrent une partie du cisaillement entre bandes voisines. Une conduite fréquemment chargée en virage peut donc solliciter davantage les arêtes longitudinales que le milieu des nervures.
Sur les épaules, les rainures transversales courtes créent des bords d’attaque sans fractionner complètement les gros éléments. Les blocs conservent ainsi une base large, mais leurs entrées et sorties successives de l’empreinte peuvent produire des impacts plus perceptibles sur les revêtements granuleux. La différence de segmentation entre les deux côtés évite une répétition parfaitement uniforme de ces impacts, ce qui tend à répartir leur énergie entre plusieurs fréquences plutôt qu’à former une seule tonalité dominante.
La faible densité d’incisions réduit enfin le nombre de petites parties susceptibles de se tortiller et de chauffer à vitesse soutenue. En contrepartie, la sculpture épouse moins finement les aspérités courtes, notamment lorsque la gomme est refroidie ou que le revêtement est très irrégulier. Le compromis général favorise donc la tenue géométrique des éléments et la maîtrise de leur température, au prix d’un filtrage plus ferme et d’une sollicitation possible des arêtes des bandes segmentées.