On observe une architecture où la rigidité n’est pas uniforme: la nervure centrale conserve une forte continuité circonférentielle, les rangées intermédiaires sont davantage fractionnées et les deux épaules retrouvent un volume de gomme plus important. Cette progression crée trois niveaux de mobilité locale plutôt qu’une bande homogène.
Les quatre rainures isolent cinq bandes de contact relativement autonomes. Sous charge, celles-ci peuvent épouser légèrement différemment le relief de la chaussée, mais leurs arêtes concentrent davantage les contraintes que ne le ferait une surface moins découpée. La lamellisation moyenne accentue cette souplesse dans les rangées intermédiaires sans atteindre la mobilité élevée d’un dessin hivernal.
En roulage, les arêtes obliques évitent que tous les pavés pénètrent simultanément dans l’empreinte, ce qui étale les impulsions acoustiques. Leur répétition assez régulière peut néanmoins faire apparaître une fréquence plus perceptible à certaines vitesses. Les lamelles et les pavés courts travaillent par ouverture, fermeture et légère torsion; ce mouvement favorise l’adaptation au grain de l’asphalte, mais transforme aussi une partie de l’énergie en chaleur.
Les épaules combinent de larges surfaces de gomme avec des séparations obliques. Les blocs restent donc moins mobiles que les éléments intermédiaires, tandis que les rainures constituent des lignes de flexion localisées. Sous sollicitations latérales répétées, cette différence de mobilité peut charger davantage les bords des pavés et favoriser une usure orientée si le véhicule impose fréquemment de forts efforts de virage.