Le NANKANG NS-1 construit sa rigidité par contraste. L’axe central étroit conserve une continuité de gomme qui sert de guide, tandis que les rangées voisines, davantage découpées, présentent une souplesse locale supérieure. Cette hiérarchie devrait donner une réponse assez lisible autour du point milieu du volant, puis une montée en appui plus progressive lorsque les pavés inclinés commencent à se charger.
Les quatre séparations sinueuses fractionnent la bande en ensembles relativement étroits. Cette disposition limite la transmission directe d’un effort transversal d’une rangée à l’autre: elle favorise l’adaptation locale de l’empreinte, mais rend les pavés intermédiaires plus sensibles à la torsion que des bandes pleines. La forte densité d’entailles accentue ce compromis. Leur faible longueur conserve toutefois des ponts de gomme dans chaque pavé, ce qui modère la perte de rigidité par rapport à des lamelles longues traversantes.
Les épaules affichent une proportion de gomme plus élevée que les rangées centrales. Elles constituent donc la partie la plus porteuse lors d’un appui latéral soutenu. Leurs découpes obliques créent néanmoins des angles de pavés qui peuvent se déformer et frotter davantage à l’entrée et à la sortie de l’empreinte.
En roulage, l’orientation oblique des rangées échelonne la prise de contact au lieu de faire frapper simultanément une arête transversale complète. Cela peut adoucir les impacts de sculpture. La répétition symétrique des chevrons reste cependant susceptible de produire une signature sonore cyclique sur certains revêtements.
L’ensemble privilégie ainsi une réponse routière progressive et une bonne capacité d’adaptation de l’empreinte plutôt qu’une rigidité maximale de type sportif. Sous fortes sollicitations répétées, la mobilité combinée des pavés intermédiaires et de leurs nombreuses lèvres peut accroître l’échauffement local et accélérer l’arrondissement des arêtes motrices.