Le GS03 privilégie un rapport plein/creux assez élevé: les quatre canaux principaux restent étroits et laissent une part importante de gomme dans l’empreinte. Leur continuité et leur répartition assurent néanmoins plusieurs voies d’évacuation efficaces, en accord avec le bon niveau retenu en aquaplaning. Face à une épaisseur d’eau exceptionnelle, leur largeur laisse simplement moins de marge qu’un dessin doté de canaux plus ouverts.
La multiplication de nervures centrales étroites répartit les contraintes entre plusieurs bandes de gomme. En ligne droite, cette organisation limite les déplacements de grande amplitude typiques de pavés centraux isolés. En contrepartie, la forte lamellisation multiplie les petites zones mobiles: sous freinage appuyé, leurs arêtes peuvent se coucher légèrement, ce qui rend la réponse moins ferme qu’avec des nervures peu découpées.
Les tracés ondulés des zones intermédiaires s’opposent à un coulissement latéral parfaitement rectiligne de la gomme. Ils peuvent ainsi rendre la dérive plus progressive à l’approche de la limite d’adhérence. Leur sinuosité et les nombreuses entailles créent toutefois davantage de bords susceptibles de pomper l’air et de générer de petits mouvements dissipatifs.
Aux épaules, les segments allongés et arrondis construisent l’appui latéral par une succession de petites zones plutôt que par de gros pavés massifs. La prise d’appui devrait donc être progressive et tolérante, mais moins tranchante lors des changements rapides de direction. La répétition régulière de ces segments peut aussi concentrer l’usure sur leurs bords si le pneu est fréquemment sollicité en virage.