Le dessin du AT52 repose sur un rapport plein/creux nettement plus élevé qu’un profil routier à bandes continues. Cette réserve de vide peut accueillir temporairement eau, terre meuble et petits granulats, mais elle réduit la surface de gomme immédiatement porteuse. La charge se concentre donc davantage sur les sommets des pavés, notamment au centre et aux épaules.
Les formes polygonales emboîtées limitent partiellement l’isolement mécanique des éléments centraux: lorsqu’un pavé se déforme, ses voisins peuvent reprendre une partie de l’effort par leurs faces opposées. Cette architecture conserve néanmoins une souplesse supérieure à celle d’une nervure pleine. Elle favorise la conformité sur une piste irrégulière, au prix d’une réponse moins directe au volant sur asphalte.
Les fines découpes abaissent encore la rigidité superficielle des pavés. Leur partie supérieure peut épouser de petites aspérités sans imposer la déformation de tout le bloc. Sous forte charge longitudinale ou latérale, cette mobilité supplémentaire produit toutefois davantage de cisaillement interne, donc de chaleur et une sensation moins ferme.
En roulage sous la pluie, les ramifications obliques offrent plusieurs sorties latérales à l’eau emprisonnée dans les couloirs ondulés. En revanche, ces trajets tortueux opposent plus de résistance hydraulique que de larges canaux rectilignes lorsque la vitesse et le débit augmentent. Le classement mouillé D correspond ainsi à un compromis plutôt qu’à une spécialisation sur chaussée détrempée.
Sur sol meuble, les ouvertures d’épaule permettent aux blocs latéraux de pénétrer plus franchement dans la couche superficielle et facilitent le rejet des particules vers l’extérieur. Sur route, les mêmes blocs disposent de moins de soutien latéral: ils peuvent se coucher légèrement en virage, arrondir progressivement leurs arêtes et générer une usure plus marquée sur leurs bords si les sollicitations routières dominent.
L’irrégularité des formes et leur décalage répartissent les impacts des blocs selon plusieurs fréquences, ce qui limite la formation d’un sifflement unique. Le volume des vides et les frappes successives des épaules ouvertes maintiennent néanmoins une émission acoustique perceptible, cohérente avec les 73 dB annoncés. L’ensemble privilégie donc la motricité et la tolérance aux sols irréguliers plutôt que le silence, la précision de direction et le freinage humide d’un profil essentiellement routier.