Le trait le plus distinctif du RH12 Dynapro HT est son centre composé de pavés longitudinaux étroits et rapprochés plutôt que d’une nervure médiane pleine. Les quatre rainures principales séparent nettement les cinq rangées porteuses: cette architecture répartit l’empreinte entre plusieurs bandes, mais interrompt les chemins de gomme transversaux et autorise un léger décalage relatif des rangées sous un effort latéral.
La forte densité d’entailles assouplit localement la surface des pavés sans rendre toute leur base indépendante. Sur chaussée sèche, ces multiples découpes peuvent néanmoins produire davantage de microdéformations et d’échauffement qu’un profil à bandes pleines. Les nombreux bords d’attaque et de fuite rendent aussi les rangées centrales sensibles à une usure talon-pointe lors des longues phases de traction ou de freinage.
Les épaules se distinguent par une proportion de gomme élevée et par des découpes transversales fines plutôt que par de larges ouvertures. Cette continuité limite le martèlement de gros blocs isolés et maintient un appui périphérique homogène. En revanche, les passages étroits entre les éléments latéraux offrent peu de volume pour libérer une terre épaisse: la sculpture reste donc nettement plus à l’aise sur route et sur chemin ferme que dans une boue profonde.
L’agencement symétrique sans sens de rotation imposé facilite les permutations entre côtés du véhicule. Cette possibilité est particulièrement utile pour compenser les écarts d’usure entre épaules et rangées centrales. Le dessin très régulier peut toutefois développer une composante sonore plus tonale à certaines vitesses, même si la faible masse individuelle des pavés limite les chocs de contact de basse fréquence.