Le Capturar CF20 présente une architecture très axiale: les quatre rainures rectilignes isolent des bandes centrales étroites, tandis que le bord des épaules reste nettement moins ouvert. Cette différence crée un rapport plein/creux contrasté. La périphérie conserve une réserve de gomme appréciable face aux frottements lents des manœuvres serrées, alors que les bandes centrales disposent de ponts de gomme plus minces entre leurs nombreuses incisions. Ces ponts offrent donc une section réduite pour résister aux efforts de cisaillement.
La sculpture comporte peu de cavités transversales de grand volume. La boue épaisse, la terre humide ou les gravillons agglomérés disposent ainsi de peu d'espace pour se loger temporairement avant d'être rejetés. Le bord extérieur relativement fermé renforce cette limite: cette géométrie est cohérente avec une utilisation sur revêtement compact, mais nettement moins avec les surfaces meubles.
Les nombreuses lamelles débouchant dans des pavés étroits créent autant de petites extrémités soumises à des concentrations de contrainte. Lorsque les pavés travaillent de façon répétée sous le couple moteur ou au freinage, leurs arêtes peuvent s'arrondir avant que la profondeur générale de sculpture ne soit fortement réduite. Les extrémités des incisions constituent aussi des zones plus exposées aux petites déchirures sur un revêtement très abrasif.
Les rangées présentent un motif étroit et répétitif, disposé de manière similaire de chaque côté. Cette régularité peut rapprocher dans le temps l'entrée en contact de plusieurs éléments homologues et faire apparaître une tonalité de roulement plus marquée à certaines vitesses, plutôt qu'un bruit réparti sur un spectre très large.
Enfin, les quatre rainures parallèles ne créent pas de pincements alternés aussi prononcés qu'un tracé sinueux. Un gravillon allongé peut donc parcourir ou rester dans un canal pendant plusieurs tours. S'il demeure coincé, les flexions successives risquent de marquer le fond de rainure. Les entailles inclinées des épaules subissent, quant à elles, une combinaison de cisaillements longitudinaux et latéraux en virage chargé; cette sollicitation oblique peut produire une différence d'arrondi entre leurs deux lèvres.