Sur le GREMAX Capturar CF12, on observe un dessin symétrique organisé en rangées de pavés, avec trois rainures longitudinales principales sinueuses. Le centre est découpé par des entailles obliques: il ne forme pas une bande lisse et continue. Les contours polygonaux des pavés centraux contrastent avec les blocs plus larges des épaules. La lamellisation reste discrète, avec quelques incisions fines sur certains blocs d’épaule.
Les pavés polygonaux présentent des bords suivant plusieurs orientations. Les changements de direction des trois rainures longitudinales ajoutent des arêtes inclinées aux bords des entailles transversales. Cette géométrie offre des prises mécaniques possibles dans une couche de neige meuble, mais les faces des blocs sont peu subdivisées par des lamelles. Il faut donc distinguer les grandes arêtes du motif, capables de prendre appui dans une matière déformable, des nombreuses petites arêtes nécessaires pour multiplier les prises sur une surface glacée: le CF12 privilégie nettement les premières.
En roulage, la segmentation du centre soumet chaque pavé à un cycle distinct de mise en appui puis de libération. Sous l’effet d’efforts longitudinaux répétés, ses bords d’entrée et de sortie peuvent travailler différemment, ce qui crée une possibilité d’usure en marche entre les deux extrémités. Cette contrepartie est liée ici aux coupures obliques qui interrompent les rangées centrales, et non à une bande centrale continue.
L’obliquité de ces coupures apporte toutefois une nuance: le bord d’un pavé central entre en contact progressivement, plutôt que selon une ligne strictement transversale. Cela peut rendre son impact moins brusque. Les séparations des blocs d’épaule sont plus proches de la direction transversale; leurs bords peuvent donc produire des impulsions de contact plus marquées. Le dessin associe ainsi deux modes d’entrée dans l’empreinte, sans que cette seule géométrie permette de prédire le niveau sonore ressenti.