On observe quatre rainures longitudinales discernables, séparant des rangées de pavés approximativement rectangulaires ou trapézoïdaux. Les éléments centraux sont étroits et découpés par des entailles obliques rapprochées; l’épaule visible à droite porte des pavés plus larges, séparés transversalement. Cette différence de largeur entre centre et épaule constitue un trait plus discriminant que la seule disposition longitudinale du dessin.
La sculpture présente peu de fines lamelles. Les grandes entailles assurent donc l’essentiel de la segmentation visible, tandis que chaque pavé conserve une surface relativement peu subdivisée. Sur l’épaule droite, les larges rectangles offrent ainsi des plages de gomme d’un seul tenant entre deux coupures transversales. À l’inverse, les éléments centraux étroits présentent davantage de bords libres par rapport à leur largeur: le centre et cette épaule ne possèdent pas la même continuité géométrique.
En roulage sur chaussée mouillée, les quatre couloirs circonférentiels constituent plusieurs chemins distincts pour l’eau. Les entailles transversales et obliques qui les rejoignent permettent à l’eau située entre deux couloirs de gagner une rainure principale. Cet agencement impose toutefois un trajet d’abord transversal ou oblique, puis principalement longitudinal: les rainures centrales ne constituent pas, à elles seules, des sorties directes vers le bord du pneu. Leur présence ne suffit donc pas à garantir la résistance à l’aquaplanage dans une accumulation d’eau importante.
Sous un effort de direction, les grands pavés de l’épaule droite, peu subdivisés par des lamelles, devraient conserver une meilleure cohésion locale que des rectangles équivalents finement découpés. Les coupures transversales empêchent néanmoins cette épaule de travailler comme une bande continue. Les éléments centraux plus étroits et fréquemment entaillés peuvent, pour leur part, se déplacer davantage à leurs extrémités sous un effort de freinage. Il en résulte une réponse potentiellement moins franche qu’avec une bande centrale pleine, ainsi qu’une sollicitation accrue des bords des pavés.
Enfin, les séparations transversales de l’épaule droite produisent une succession d’entrées en contact de larges pavés. Cette succession peut générer une composante sonore liée au passage des blocs. Au freinage répété sur un revêtement abrasif, les mêmes coupures créent des bords d’attaque et de fuite susceptibles de s’user différemment; les entailles obliques du centre peuvent également concentrer cette évolution sur certaines extrémités des éléments étroits.