Sur le FEDERAL Himalaya ICEO, on observe des pavés allongés, rectangulaires à trapézoïdaux, dont les séparations sont légèrement décalées entre rangées voisines. Ce décalage évite de réunir toutes les interruptions de contact sur une même ligne transversale. En roulage, les bords des pavés peuvent ainsi entrer dans l’empreinte à des instants différents, ce qui tend à répartir les impulsions de contact plutôt qu’à les concentrer. Cela ne supprime toutefois pas les vibrations produites par la succession des blocs.
La lamellisation moyenne ménage un compromis entre finesse des arêtes et maintien de portions de gomme moins découpées. Les incisions peuvent participer à l’accrochage sur une mince couche de neige tassée, tandis que les parties pleines des pavés conservent davantage de cohésion qu’un découpage très dense. En contrepartie, cette densité intermédiaire offre moins d’arêtes fines qu’une sculpture fortement lamellisée: elle ne permet pas, à elle seule, de présumer d’une forte adhérence sur glace.
L’épaule visible se distingue par ses blocs courts. Leurs bords rapprochés offrent des prises successives lorsque cette épaule est sollicitée sur un sol meuble. Sur un revêtement sec, ces mêmes blocs disposent d’un soutien circonférentiel moins continu qu’une épaule pleine; leur déformation peut rendre la prise d’appui moins immédiate et concentrer les sollicitations sur leurs bords lors de virages répétés.
Aux jonctions entre les rainures longitudinales et les passages obliques, l’eau peut changer de trajet plutôt que rester confinée dans un seul canal. Cette connectivité favorise sa redistribution dans le réseau. Les changements de direction introduisent néanmoins des pertes d’écoulement: le dessin ne doit donc pas être assimilé à un ensemble de conduits rectilignes offrant tous la même capacité de drainage.