La bande de roulement est répartie en cinq lignes porteuses relativement étroites. À l’arrêt, ce fractionnement réduit la proportion de gomme formant un appui transversal monolithique: la pression se concentre davantage autour des contours de chaque rangée, tandis que les intervalles interrompent la diffusion des contraintes d’une ligne à l’autre. La zone médiane possède ainsi un rapport périmètre/surface élevé; elle est plus facilement compressible qu’une côte pleine, mais offre en contrepartie un soutien longitudinal moins ferme.
En roulage, les petits modules médians sont sollicités à une fréquence plus élevée que les éléments latéraux, plus longs. Leur entrée répétée dans l’empreinte répartit les impacts sur de nombreux événements courts plutôt que sur quelques chocs marqués. Cette succession peut atténuer une tonalité dominante, mais elle favorise un bruit de roulement plus diffus dans les fréquences élevées.
Le réseau de canaux circonférentiels reçoit l’eau captée entre les rangées, tandis que les découpes inclinées créent des communications latérales. Cette organisation fournit plusieurs itinéraires hydrauliques parallèles. Toutefois, la sortie vers l’extérieur reste contrainte par des épaules assez fermées: lorsque le débit d’eau augmente, les fines découpes périphériques deviennent le goulot d’étranglement du réseau.
La forte multiplication des découpes diminue la rigidité propre des éléments allongés. Sous couple moteur ou freinage, leurs portions séparées peuvent se décaler légèrement les unes par rapport aux autres. Cette mobilité rend la prise d’appui progressive, mais consomme de l’énergie par hystérésis, augmente le travail interne de la gomme et peut émousser la réponse aux commandes. Les nombreuses extrémités de découpes constituent aussi des points où les contraintes se concentrent; à mesure que les arêtes s’arrondissent, les petits modules centraux peuvent évoluer plus vite que les blocs latéraux, créant une différence de rigidité entre le milieu et les bords.
Le galbe des épaules fait croître progressivement leur participation lorsque la charge se déplace latéralement. Le passage de l’appui central à l’appui périphérique est donc moins brutal, mais la zone extérieure présente moins de gomme directement soutenue qu’une épaule carrée et massive. À forte sollicitation latérale, les entailles obliques autorisent en outre un cisaillement local des segments d’épaule, ce qui limite la netteté et la constance de l’appui.