À l’œil, le dessin apparaît quasi symétrique de part et d’autre de l’axe médian. Les quatre rainures circonférentielles délimitent cinq alignements: une nervure centrale étroite et continue, deux rangées intermédiaires constituées d’éléments allongés, puis deux épaules arrondies dont les pavés restent reliés sur une grande partie de leur longueur. Cette coexistence d’une nervure centrale, de rangées segmentées et d’épaules semi-continues distingue la sculpture d’un dessin entièrement nervuré.
La géométrie est nettement plus ouverte dans le sens longitudinal que dans le sens transversal. Les incisions qui traversent partiellement les rangées intermédiaires et les épaules sont courtes et débouchent peu vers les rainures principales. Il en résulte un réseau de vides peu interconnecté latéralement, sans chevrons ni larges dégagements aux épaules. Cette disposition est peu adaptée à l’ancrage mécanique dans la neige épaisse, la boue ou les sols meubles: les arêtes disponibles sont majoritairement parallèles au déplacement et les cavités transversales offrent peu d’espace pour accueillir puis relâcher une matière épaisse.
La densité moyenne d’entailles conserve des portions de gomme relativement longues entre deux découpes. Par rapport à une sculpture hivernale très fragmentée, cette architecture présente moins de petites arêtes mobilisables sur la glace ou la neige tassée, mais expose aussi moins de sommets de pavés aux arrachements sur les revêtements abrasifs. Le compromis visuel est donc celui d’une sculpture estivale à dominante longitudinale, avec une segmentation suffisante pour fractionner les rangées sans transformer la bande en mosaïque de petits blocs indépendants.