L’architecture du NC80 privilégie une empreinte composée de bandes porteuses étroites plutôt qu’un large ruban central rigide. La séparation de ces bandes par quatre sillons permet à chacune de s’adapter localement aux petites irrégularités, mais réduit leur solidarité sous un effort transversal. Cette souplesse est accentuée par les nombreuses coupures pratiquées dans les petits pavés: elle favorise l’appui sur les chaussées légèrement déformées, au prix d’une mobilité accrue des éléments de gomme.
Sous la pluie, les quatre voies longitudinales offrent plusieurs volumes de circulation à l’eau et limitent la quantité que chaque sillon doit prendre en charge. Leur tracé sinueux crée toutefois des variations locales de section, tandis que les courtes entailles d’épaule assurent moins de débouchés latéraux qu’un dessin largement ouvert. Le drainage est donc surtout orienté dans le sens de roulement.
La répétition serrée de petits pavés atténue l’impact individuel de chaque élément au contact du sol. En revanche, la régularité du pas peut faire émerger une tonalité de roulement à certaines vitesses. Les lamelles ajoutent des arêtes utiles sur chaussée humide, mais leurs lèvres se déforment sous freinage et en virage; elles peuvent ainsi rendre la réponse moins immédiate et accroître le travail mécanique de la gomme.
Les parties extérieures assez peu fractionnées conservent davantage de matière pour reprendre les charges en courbe. La rainure voisine du bord découple cependant la bande d’épaule du reste de l’empreinte: cette disposition filtre une partie des déformations venues du centre, mais concentre aussi les efforts sur une rangée extérieure relativement étroite lors des appuis prolongés.