La géométrie de l’A239 crée un contraste de rigidité marqué entre la partie médiane, riche en joints sinueux, et les blocs rectangulaires des épaules. Les angles rentrants et saillants du motif central augmentent la longueur des arêtes sans recourir à des lamelles. Ils procurent aussi un certain calage mutuel entre pavés lorsque l’empreinte subit un effort transversal. En contrepartie, les sommets concaves des zigzags constituent des zones de concentration des déformations au contact d’aspérités dures.
L’étroitesse des passages longitudinaux indique un taux de gomme au sol relativement élevé. La charge peut ainsi être portée par une surface importante, mais les graviers dont le diamètre approche celui des rainures risquent de se coincer dans leurs changements de largeur et de direction.
En roulage, le recouvrement longitudinal des pavés centraux rend le transfert de charge moins brutal qu’avec des rangées de blocs alignées transversalement. Le décalage des rangées intermédiaires désynchronise également l’entrée des blocs dans l’empreinte, ce qui limite la formation d’une pulsation unique. Le revers est une succession plus fréquente de petites excitations, susceptible de produire un bruit de roulement plus aigu sur revêtement régulier.
L’absence de découpes fines réduit le mouvement interne des pavés et l’hystérésis associée. Elle favorise donc une sculpture thermiquement stable lors des parcours prolongés. Elle laisse toutefois peu de petites arêtes capables de rompre un film superficiel sur une chaussée très lisse, froide ou faiblement adhérente.
Aux épaules, les encoches transversales autorisent chaque bloc à pivoter légèrement sous les efforts combinés de freinage et de dérive. Cette mobilité aide le bord de l’empreinte à franchir les irrégularités courtes, mais elle peut accentuer une usure en talon-pointe entre les faces d’entrée et de sortie des blocs.