Le 223 Tredlite présente un rapport plein/creux élevé: les sept sillons étroits ne retranchent qu'une faible part de gomme à l'aire d'appui. La charge se répartit donc entre plusieurs bandes relativement rapprochées, ce qui réduit les concentrations de contrainte sur une nervure unique. En contrepartie, le faible volume libre se remplit rapidement dans une terre collante et laisse peu de réserve pour absorber les amas de matériau.
L'absence de découpes fines supprime de nombreuses amorces de rupture dans la gomme. Les nervures résistent ainsi mieux aux sollicitations ponctuelles provoquées par les cailloux, les chaumes et les débris durs. Cette architecture demeure cependant peu apte à épouser les très petites aspérités d'un support compact, ce qui réduit l'adhérence microscopique sur une surface dure, humide ou grasse.
En roulage, la faible densité d'arêtes transversales limite la capacité à produire un effort longitudinal par accrochage mécanique. Les freinages sur herbe mouillée, terre lissée ou sol meuble reposent principalement sur le frottement de la gomme et non sur l'ancrage de barrettes. Les rainures étroites peuvent également se saturer de boue: puisque leurs extrémités ne débouchent pas largement par des épaules ouvertes, le nettoyage du dessin reste lent dans les terrains cohésifs.
La forte proportion de gomme partage l'abrasion entre de nombreuses surfaces porteuses, ce qui favorise une consommation régulière de la sculpture lors des déplacements sur support ferme. Cette même proportion réduit toutefois les volumes ventilés entre les nervures et peut conserver davantage de chaleur lors d'un roulage prolongé. Enfin, la répétition très régulière des ondulations est susceptible de générer une tonalité de roulement identifiable sur revêtement dur, les mêmes variations géométriques revenant à intervalles rapprochés.