Le principal effet mécanique de l’Alliance 222 est sa forte rigidité dans le sens de rotation: chaque côte se comporte comme un anneau de gomme peu déformable. Cette continuité limite les mouvements internes de la sculpture, stabilise le guidage et réduit les vibrations produites par l’entrée successive d’éléments dans la zone de contact. Elle favorise également une abrasion régulière, sans phénomène marqué d’usure talon-pointe propre aux pavés séparés.
Les quelque six canaux rectilignes conduisent efficacement l’eau vers l’arrière lorsque le pneu avance. Leur absence de ramifications transversales limite toutefois la possibilité d’expulser latéralement la boue épaisse. Sur terrain collant, les canaux peuvent donc rester chargés plus longtemps qu’une sculpture à barrettes ou à pavés ouverts.
La très faible densité d’arêtes transversales constitue la principale limite motrice du dessin. Les efforts de freinage et de traction sont transmis surtout par l’adhérence de surface, sans effet de pelle comparable à celui de barrettes agricoles. Cette particularité pénalise surtout le franchissement en terre grasse et la retenue longitudinale sur sol meuble cohésif.
Les épaules arrondies rendent la mise en appui progressive lors des corrections de trajectoire et réduisent les concentrations de contraintes sur les bords. En contrepartie, elles offrent peu de prise latérale sur une pente ou dans une ornière. Enfin, les longues arêtes parallèles peuvent suivre les raccords, sillons ou rainures du revêtement, ce qui peut imposer de petites corrections au volant sur une surface marquée.