Les quelques incisions fines du Desert Hawk H/T laissent les pavés peu subdivisés intérieurement. Cela limite le nombre de petites languettes susceptibles de se déplacer indépendamment au contact du sol. En contrepartie, ces incisions peu nombreuses offrent une réserve réduite de micro-arêtes: sur une surface gelée ou une neige tassée, le dessin dispose de moins de points d'accrochage qu'une sculpture densément lamellisée.
Les découpes sinueuses entre les chevrons centraux constituent des interfaces autour desquelles les pavés peuvent travailler individuellement. Lors d'une accélération ou d'un freinage appuyé, leurs bords obliques subissent une combinaison de compression et de cisaillement. Une partie du mouvement peut ainsi être absorbée par la déformation locale des pavés avant d'être transmise au sol. Cette mobilité constitue une contrepartie du centre découpé: la réponse aux changements d'effort peut être moins immédiate que celle d'un centre lié par une nervure pleine. Les sollicitations répétées peuvent également arrondir certaines arêtes obliques davantage que les surfaces intérieures des pavés.
Sur les épaules, les séparations transversales rapprochées multiplient les couples de bords d'attaque et de fuite. À chaque passage dans l'empreinte, ces deux bords ne se chargent et ne se libèrent pas simultanément. Si les efforts longitudinaux se répètent principalement dans le même sens, une différence d'usure peut progressivement apparaître entre les deux extrémités de chaque bloc, sous forme de relief en talon-pointe. Il s'agit d'une sensibilité mécanique liée à cette segmentation rapprochée, et non d'une évolution systématique.