Le RP28 présente un dessin symétrique organisé autour de quatre rainures circonférentielles visibles. Elles divisent l’empreinte en bandes longitudinales relativement étroites, tandis que les découpes obliques de densité moyenne fragmentent partiellement les zones centrales et intermédiaires. Cette architecture conserve davantage de matière continue dans le sens longitudinal que dans le sens transversal.
La faible largeur des éléments centraux leur permet de travailler séparément sous une sollicitation de direction. La réponse devrait ainsi se construire progressivement, sans la raideur immédiate d’une large nervure monobloc. En contrepartie, les quatre séparations longitudinales réduisent le contreventement transversal de la bande: lors d’une manœuvre rapide ou d’un freinage appuyé sur sol sec, un léger déplacement relatif des nervures peut adoucir la précision initiale.
Les petites découpes obliques ajoutent des arêtes orientées partiellement en travers du déplacement. Elles sont donc utiles lorsque le couple moteur ou le freinage sollicite la gomme longitudinalement. Leur densité moyenne représente un compromis: elle enrichit la géométrie de contact sans transformer les nervures en éléments très mobiles, mais elle reste moins adaptée aux surfaces meubles qu’un dessin comportant de larges barrettes transversales.
Les épaules arrondies conservent un ruban de gomme assez continu, seulement interrompu par de fines entailles répétées. La montée en charge près du bord de l’empreinte devrait ainsi rester graduelle. Ce choix privilégie un comportement progressif plutôt qu’une attaque très incisive, et offre moins de verrouillage latéral qu’un épaulement large, carré et faiblement découpé.