Le S100 privilégie la multiplication des arêtes de contact plutôt qu’une forte continuité de gomme au centre. Ce choix favorise l’accrochage sur les surfaces à faible adhérence, mais rend les éléments centraux plus mobiles sous charge. La réponse au volant peut ainsi être moins immédiate que celle d’une sculpture reposant sur une côte centrale rigide.
Les deux canaux circonférentiels concentrent l’écoulement principal dans un nombre limité de passages. Cette architecture conserve un appui longitudinal assez présent entre les vides, tout en offrant moins de chemins hydrauliques parallèles qu’un dessin à trois ou quatre canaux principaux. Sous une hauteur d’eau importante, les découpes transversales doivent donc assurer efficacement le transfert vers ces canaux puis vers les côtés.
Les pavés périphériques procurent une base d’appui favorable en courbe. Leurs coupures régulières introduisent toutefois des articulations locales: elles facilitent l’adaptation de l’empreinte, mais peuvent aussi accentuer le mouvement des arêtes lors des changements d’appui. La répétition régulière de ces coupures peut produire une composante sonore plus marquée à certaines vitesses qu’un pas de sculpture fortement variable.
L’ensemble traduit un compromis orienté vers l’adhérence sur chaussée froide, humide ou légèrement enneigée, avec pour contreparties une précision directionnelle modérée, une sensibilité accrue à la déformation des pavés et une capacité d’évacuation fortement dépendante des deux canaux principaux.