La sculpture combine une forte réserve de creux avec une surface portante très fragmentée. Cette architecture laisse davantage d’espace aux mélanges d’eau et de neige, mais elle place moins de gomme continue sous charge qu’une bande comportant une nervure médiane pleine.
Les deux collecteurs ondulés conservent un trajet longitudinal permanent, tandis que leurs ramifications obliques offrent des sorties vers les côtés. Leur parcours sinueux est toutefois moins direct qu’une rainure rectiligne: lorsque la quantité d’eau augmente fortement, l’efficacité dépend davantage de la capacité des branches transversales à rester ouvertes sous l’écrasement de l’empreinte.
La densité élevée de découpes rend chaque pavé relativement souple entre ses différentes portions. Sur une chaussée dure, cette mobilité produit davantage de déformation cyclique, d’échauffement et de frottement interne. Elle peut également arrondir progressivement les arêtes des petites sections de gomme les plus sollicitées.
Les pavés d’épaule étagés créent enfin plusieurs niveaux d’appui plutôt qu’une bande extérieure homogène. La prise de charge latérale peut ainsi s’établir graduellement, mais les angles séparant les différents étages concentrent davantage le frottement lors des longs parcours sur revêtement sec. Le Hakkapeliitta 5 présente donc une architecture orientée vers les surfaces hivernales meubles ou chargées de neige fondue, sans que cela se traduise par de fortes évaluations sur neige ou verglas. Sa rigidité, sa maîtrise thermique et sa régularité d’usure restent également moins naturelles sur chaussée sèche.