Le M-7 Mendex privilégie des plateaux de gomme peu morcelés plutôt qu’une multitude de petits éléments indépendants. La nervure médiane, plus étroite que les zones adjacentes, constitue toutefois une bande de rigidité différente: ses flancs sinueux font varier légèrement sa largeur et créent des resserrements où les contraintes peuvent se concentrer. Les courtes découpes obliques ne traversent pas entièrement les éléments centraux; elles conservent donc des ponts de gomme, mais leurs extrémités forment des amorces locales de flexion.
La différence de constitution entre le centre étroit et les pavés d’épaule plus volumineux produit une répartition de rigidité non uniforme. Les épaules offrent une assise importante sous une pression verticale localisée, tandis que leurs encoches introduisent des articulations ponctuelles. Cette combinaison limite la mobilité globale des pavés, mais expose leurs bords avant et arrière à des efforts alternés lors des phases répétées de freinage et de reprise de couple.
Les quatre sillons profonds fractionnent nettement la surface porteuse en bandes distinctes. Cette séparation permet à chaque bande de s’adapter partiellement à un relief transversal sans entraîner immédiatement sa voisine. En contrepartie, les éléments étroits qui bordent les sillons disposent de moins de soutien latéral et peuvent concentrer la pression près de leurs arêtes. Les variations sinueuses des parois renforcent encore cette alternance entre sections larges et resserrées.
Sur revêtement meuble, la dominante circonférentielle et les épaules relativement fermées offrent peu de voies transversales franches aux graviers ou à la boue. Le dessin est donc peu porté sur l’auto-nettoyage hors chaussée. Les sillons continus peuvent aussi retenir temporairement des cailloux allongés, avec un risque de frappes répétées avant leur expulsion.
La faible densité de découpes laisse enfin de grandes surfaces de gomme homogènes. Cela réduit le nombre de petits segments susceptibles de se coucher indépendamment, mais limite la capacité du relief à épouser les aspérités très fines d’un sol irrégulier. Le compromis propre à cette sculpture se situe ainsi entre des éléments compacts, peu mobiles, et quelques zones de flexion très localisées aux extrémités des entailles et dans les resserrements des nervures.