Les découpes obliques espacées du MAZZINI ECO606 créent des interruptions locales plutôt qu'une succession serrée de petits éléments indépendants. Leur orientation varie entre les bandes: les arêtes ne se présentent donc pas toutes au sol selon le même angle. À l'entrée dans l'empreinte, une arête inclinée prend contact progressivement, contrairement à une arête strictement transversale. Cette géométrie peut atténuer le caractère abrupt de certains impacts de sculpture, sans supprimer ceux produits par les pavés courts des épaules.
Ces pavés courts, séparés par des découpes transversales assez régulièrement espacées, constituent précisément une autre signature du dessin. Leurs bords avant et arrière subissent alternativement la mise en charge puis le relâchement à chaque tour. Une différence d'usure entre ces deux bords peut ainsi apparaître: la résistance à l'abrasion de la gomme n'empêche pas, à elle seule, ce mécanisme géométrique. La répétition des découpes peut également produire une composante sonore rythmée, dont la fréquence augmente avec la vitesse de rotation.
Les entailles obliques centrales introduisent des points de souplesse localisés. Sous un effort longitudinal, leurs lèvres peuvent se déplacer davantage que les portions de gomme situées entre deux découpes. Cette différence de déformation rend les abords des entailles plus susceptibles de concentrer le frottement; elle ne signifie pas que toute la bande se déforme de façon identique.
Enfin, les rares lamelles fines discernables laissent peu d'arêtes supplémentaires à l'intérieur des éléments de gomme. Les découpes obliques espacées et les séparations des pavés d'épaule assurent l'essentiel du découpage visible, mais ne constituent pas un maillage dense de petites arêtes. Sur neige tassée ou glace, cette organisation offre moins de possibilités d'accrochage qu'une sculpture fortement lamellisée.