La faible lamellisation du Bridgestone Duravis R410 laisse les pavés peu subdivisés: chacun conserve une surface de gomme relativement solidaire, plutôt qu'une succession de fines languettes. Cette configuration tend à limiter les petits mouvements internes du pavé lors d'une sollicitation de direction. Sa contrepartie est une faible multiplication des arêtes fines, moins favorable à l'accroche sur neige tassée ou sur glace.
Les quatre rainures principales constituent des voies d'écoulement distinctes. Les découpes obliques des pavés intérieurs peuvent y acheminer l'eau présente sous ces éléments, tandis que les entailles des épaules offrent des sorties vers les bords. Ce réseau associe donc un drainage longitudinal à des possibilités de dégagement latéral. Il ne faut toutefois pas assimiler la présence de quatre canaux à une immunité contre l'aquaplanage: lorsque l'eau arrive plus vite qu'elle ne peut traverser les passages, une partie du contact avec la chaussée peut se perdre.
Sous un effort de freinage, les entailles qui traversent les pavés centraux autorisent un mouvement relatif entre leurs bords d'entrée et de sortie. La faible lamellisation limite la subdivision à l'intérieur de chaque élément, mais ne supprime pas cette mobilité entre éléments successifs. Par rapport à une bande centrale ininterrompue, cette segmentation peut ainsi donner une réponse moins immédiate aux variations d'effort.
En virage, les découpes transversales des épaules créent également des extrémités de pavés susceptibles de fléchir. Leur rapprochement conserve une succession d'appuis dense, mais ne constitue pas une liaison de gomme continue entre eux. Lorsque l'effort latéral augmente, cette différence peut se traduire par une prise d'appui moins nette qu'avec une épaule continue.