Sur le S600, l’imbrication des pavés centraux crée des appuis latéraux entre éléments voisins. Cette géométrie limite leur déplacement transversal sous charge, mais elle ne procure pas la rigidité circonférentielle d’une nervure centrale pleine: les jonctions successives restent des zones de flexion.
L’absence de fines lamelles laisse des sections de gomme peu découpées. Les pavés conservent ainsi une assise ferme, favorable à une réponse régulière sur chaussée stabilisée. En contrepartie, ils épousent moins facilement les très petites aspérités et offrent peu d’arêtes fines sur une surface froide, lisse ou faiblement mouillée.
Les quatre rainures sinueuses constituent quatre voies parallèles pour canaliser l’eau vers l’arrière de l’empreinte. Leur courbure allonge toutefois le trajet d’écoulement et multiplie les changements de direction: sous une forte hauteur d’eau, elles peuvent être moins rapides à vider que des canaux rectilignes de section comparable.
Le décalage régulier entre les rangées empêche tous les pavés d’entrer simultanément en contact avec la chaussée. Cette mise en phase progressive peut atténuer les chocs de roulement. La répétition très régulière du motif conserve néanmoins un risque de composante sonore périodique à certaines vitesses.
Les blocs périphériques massifs maintiennent une large surface d’appui lors des changements de direction. Le passage entre ces éléments larges et les pavés centraux plus étroits forme cependant une transition de rigidité marquée. Sous de fortes sollicitations latérales, les pressions peuvent alors se concentrer près des rangées intermédiaires.
En roulage, la segmentation centrale multiplie les bords d’attaque et de fuite. Les phases de freinage ou de transmission de couple peuvent donc faire travailler différemment l’avant et l’arrière de chaque pavé, avec une sensibilité possible à l’usure en talon-pointe. Les épaules, plus volumineuses, se déforment moins mais peuvent accumuler davantage de chaleur lors de manœuvres serrées répétées.